Sottisier des moeurs parisiennes...

Je vous parlais ci-dessus de la sortie de Paris Manuel de Survie, prévue pour le mois de septembre... (non, je ne matraque pas, et oui, ceci est mon blog donc je matraque si j'ai envie) 


Depuis cette annonce solennelle, je me suis trouvé un maître spirituel en matière d'analyse critique des parisianismes, en la personne d'Octave Uzanne, sorte de fantaisiste - écrivain - critique du début du XXème, qui a une petite fiche wikipedia, dans laquelle on apprend que... 

Il publie des œuvres personnelles : romans, ouvrages de fantaisie, études bibliographiques, parmi lesquelles on cite le plus souvent ses ouvrages sur la mode féminine.



Et par ailleurs, wikipedia nous dit qu'il était...

Un Esprit charmant, tout en dentelles et en fanfreluches, M. Uzanne a chiffonné les Belles-Lettres, bibeloté l'Histoire, taquiné la Psychologie, coquetté avec la Critique. Il a fait de la jolie érudition de boudoir, de la littérature fardée et poudrée la plus galante du monde. 

Ce qui signifie qu'il écrivait un peu de la merde, selon le critique cité par wikipedia, mais là n'est pas la question. 

Ce qui nous intéresse aujourd'hui (Nous utilisons le Nous en hommage à l'esprit d'Octave qui a recours systématiquement à cette pratique dans ses écrits, conformément aux us de l'époque), c'est que le dit Uzanne a publié en 1911 (comme quoi rien ne change) un de ces essais en free style un peu ronflants dont le titre s'étale sur toute la couv, à savoir : 



Or que lit-on dans la préface, fort justement intitulée Sottises à la mode ???


On lit l'extrait suivant, et ma foi c'est une description qui me semble parfaitement adaptée à Paris - Manuel de survie : 


Quel talent ! Les modes, les tendances, les anglicismes (déjà !) et surtout "l'esprit parisien" y sont donc froidement analysés par notre implacable écrivain. 

Encore un court extrait de la préface... (j'adore le "toutes ces sottises qui s'estiment bien nées")



Donc voilà, j'aurais bien lancé pour conclure un commercial : "Vous avez aimé Octave Uzanne, vous aimerez Paris - Manuel de survie", mais personne - de vivant - n'a lu Octave Uzanne. Nous concluerons donc plutôt ainsi : "Vous avez manqué Octave Uzanne ? Ruez-vous sur Paris Manuel de survie"